{Texte} Maspalomas #3

Bodybuilt

Les plus gros biceps de la piscine se localisent sur le flanc sud du bassin, là où la profondeur dépasse les 1m60. Deux hommes aux torses et aux bras excessivement gorgés de muscles, peau brunie à l’huile de monoï, noircie par endroit d’indéchiffrables tatouages patinés, conversent assis sur des transats avec une blonde athlétique, lèvres et poitrine plantureuses, dont le bikini imprimé panthère des neiges sert essentiellement à attirer l’attention des pères de famille sages barbotant avec leurs morveux, et des mères médisantes à l’embonpoint nutella; plutôt qu’à couvrir les parties essentielles de son corps à elle, sculpté et préservé de toute grossesse.

Tous trois se lèvent et, bombant leurs torses marchent tranquillement le long de la piscine, le menton haut, la démarche étudiée pour que bandent au mieux leurs muscles saillants, de leur meilleur profil à chaque pas. Les hanches des deux hommes chaloupent étrangement à chaque claquement de leurs tongs, comme si la partie inférieure de leur corps ne leur appartient pas; la partie oubliée de leur corps en somme, celle qui ne mérite pas les longues sessions de soulèvement de fonte, allongés sur les bancs de musculation, dans la moiteur de la salle de sport chargée d’odeurs âcres de ces peaux qui crachent l’effort; et le bas, le bas du corps, épargné de toute charge lourde, les jambes, les hanches coupées dans la prise de masse, punies, proportionnellement au reste corps, apparaissent ainsi chétives, ne s’accordant pas aux bustes dessinés et pulpés, au-dessus des petits slips bleus, ceignant les pubis et fessiers étroits. Clap, clap, clap en direction du bar de l’hôtel, roulage de mécanique en bonne et due forme, et sur leur passage, les regards derrière les lunettes de soleil se rivent, face à ce spectacle qui ne fait guère consensus,

admiration ou moquerie ?

Hibiscus

Paraîtrait que les fleurs d’hibiscus ne vivent qu’une journée.
C’est très court une journée de vie et je trouve vraiment dommage qu’elles la passent à nous pointer de leur pistil menaçant dans l’unique but de tâcher nos vêtements de leur poudre de pollen safran. C’est triste, bien triste pour des fleurs aussi jolies, un gâchis, une perte de temps pareils et le pollen,

vas-y pour le nettoyer…

Relisez les textes Maspalomas #1 et #2 ici et ici ! 🙂 merci

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