Une vie entre deux océans de M.L Stedman

« Tu devrais lire ça, j’ai adoré »

Les femmes de ma famille se montraient insistantes alors j’ai ouvert le livre sans me poser de question, sans même lire la quatrième de couverture. J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire, mais à ma grande surprise, une fois « dedans » j’ai été totalement happée par l’histoire, au point d’avoir beaucoup de mal à prendre du recul… Je vous explique ?

La vie entre deux océans, c’est lent…

Oui c’est ça le problème. L’intrigue pour moi met un peu de temps à se mettre en place. Normal il faut planter le décor et on en a des choses à découvrir, nous petit lecteur européen ! Nous sommes en effet en Australie, en 1926, à une époque charnière de l’histoire de cette nation récente. Méconnaissance d’une époque, d’un pays ? C’est certainement la raison pour laquelle j’ai eu beaucoup de mal à « accrocher » : difficile pour moi d’imaginer les personnages dans leur décor et leur temps. Les descriptions sont de plus parfois un peu longues et puis, sans qu’on ne s’en rende vraiment compte, le tourbillon de la vie saisit les protagonistes et on se surprend à vibrer devant l’amour naissant entre Isabel et Tom. Alors, à ce moment précis, je me suis dit « A y est, ça démarre »…

Une intrigue très hard

Alors Isabel quitte Pointe Partageuse pour l’île de Janus où vit Tom. Il est gardien de phare et l’île semble peu hospitalière, brassée par les vents et assaillie par la mer. Ils sont amoureux et heureux malgré tout. Un jour, un petit bateau s’échoue avec à son bord un homme mort et un nouveau-né vivant. Isabel, victime de fausses couches traumatisantes, décide de garder l’enfant et demande à son mari de mentir, de ne pas inscrire l’échouage du bateau dans les registres du phare. Le couple élève donc l’enfant comme si c’était le sien. L’insularité et la solitude semblent cristalliser les liens : Isabel, Tom et Lucy ne semblent faire qu’un et, qui plus est, sont véritablement heureux dans la simplicité de leur vie. Oui mais voilà, ça ne peut pas durer comme ça, ce serait trop facile !!!  La mère biologique est vivante … Le secret va être compromis précipitant le destin de la famille. A 4 ans, Lucy est retirée à ses parents adoptifs, doit retrouver sa vraie mère, changer de prénom et faire une croix sur tout ce qu’elle a connu. Une véritable horreur. Je n’irai pas plus loin dans l’intrigue, pour ne pas spoiler, néanmoins je tiens à préciser qu’à partir de ce moment de l’histoire, je n’ai absolument pas pu décrocher du livre.

40 dernières pages éprouvantes…

C’est bien la première fois de ma vie que je sanglote bruyamment devant un livre (oui, bruyamment…on ne rit pas…). Oui parce que vraiment, pendant 40 pages, j’ai pleuré, spectatrice du destin tragique des personnages. La chose la plus dure je crois pour moi, a été de lire la tristesse de la petite fille et l’intransigeance des adultes. Ce livre pose ainsi beaucoup de questions… Après tout la petite retrouve sa vraie famille, tout ça ne serait pas arrivé si Isabel et Tom n’avaient pas égoïstement gardé le nourrisson…Je me suis demandée ce que j’aurais fait moi dans tout ça… Après réflexion, pesant le pour et le contre, j’aurais été Isabel, j’aurais très certainement moi aussi gardé l’enfant et menti. Mais il n’aurait pas fallu que le secret soir dévoilé… Évidemment j’aurais été la mère biologique, je me serais battue pour récupérer ma fille coûte que coûte et faire payer aux coupables… Et vous vous auriez fait quoi ?

J’en ai conclu que dans tout ce merdier, il n’y a pas de solution. Le problème est inextricable et personne n’a le beau rôle. Alors voilà, après avoir bien pleuré, on accueille la conclusion du livre sans bougonner, en reniflant un peu et puis doucement on referme la dernière page, on reprend le cours de sa vie, mais en aucun cas on ne peut oublier, rester indifférent. Bref, j’ai adoré ce livre mais je ne pourrais jamais le relire, tant il m’a bouleversée, traumatisée…

Passage choisi :

« – Tu veux dire que tu es coincé avec moi ?

– Je veux dire que j’ai promis de passer ma vie avec toi. Et que je n’ai pas changé d’avis. Izz, j’ai appris à la dure que, pour avoir un avenir quelconque, on doit abandonner tout espoir de jamais changer son passé »

ML Stedman

3 réflexions sur “Une vie entre deux océans de M.L Stedman

  1. La description que tu en fais donne envie de le lire 🙂
    Faut vraiment que je recommence à me plonger dans tous ses livres… J’en ai eu 3 à Noel que je n’ai pas encore ouvert! Arf le temps court sans que je puisse le rattraper ni l’arrêter!
    Bon ben je rajoute celui là à ma liste 😉

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